/*
 * https ; gemini ;
 * tout ; log ; twtxt ;
 * à propos ; ;
 */

Pourquoi suis-je passé à gemini?

Nous sommes à la toute fin de 2020, et pas mal de changements sont à noter tant sur le plan personnel que numérique. Le plus flagrant sera le nettoyage de mon blog et le passage à un format plus simple.

Le fait est que je vais de moins en moins disposer de temps pour me consacrer à mes loisirs numériques. Aussi, je fait du ménage dans les outils que j'utilise. Bien que j'ai beaucoup apprécié publier mes billets par mail, je supprime le domaine qui me servait de blog (prx.si3t.ch) pour tout conserver dans si3t.ch.

Comme le titre l'indique, cela me permet de le rendre disponible via gemini.

gemini://gemini.circumlunar.space/
https://gemini.circumlunar.space/

Voici les raisons qui me font aimer cette "nouvelle" alternative au web http.

Simple par design

Pas de javascript, pas de CSS, pas d'image ni de vidéo (affichées automatiquement, on peut quand même en distribuer ;)). Ça signifie moins de personnalisation. Certes.

Cela veut dire aussi:

Sur ces derniers points, au moins, le web est fichu. Il faut passer à autre chose.

La contrainte permet d'être plus créatif :).

100% chiffré

C'est ainsi, il faut du TLS partout.

text/gemini > html

Bien que l'on puisse publier n'importe quel type de fichier via gemini, on peut écrire des pages au format text/gemini (gemtext) de la même façon que le html est privilégié avec le protocole http.

Cependant, le gemtext est une bouffée d'air frais. Les fonctionnalités proposées sont minimales et permettent à mon avis de davantage se concentrer sur le contenu publié que sur la forme. En effet, oubliez les mises en gras, les listes numérotées, l'italique ou le souligné, les liens mélangés aux paragraphes...

Si votre texte n'est pas clair sans ces fioritures typographiques, alors c'est qu'il faut mieux l'écrire. C'est en tout cas ainsi que je repense ma façon d'écrire, et j'ai l'impression d'écrire des textes plus clairs ainsi. C'est surprenant au début, notamment concernant les liens. C'est finalement plus judicieux de placer les liens de façon distincte du texte principale.

Comme vous pouvez le voir, pas besoin d'une mémoire immense pour écrire du gemtext:

 Du code:
 ``` 
 int
 main(int argc, char *argv[]) {
         printf("Hello \n");
         return 0;
 }
 ```
 Une ligne = un paragraphe. Il suffit d'écrire sans se poser de questions.
 Une ligne vide est conservée.

 * ceci 
 * est
 * une
 * liste

 => /un/lien/vers/rien Description du lien (facultatif)

  niveau 1
 # niveau 2
 ### titre niveau 3

 > Ceci est une citation

Ça ressemble au markdown, mais finalement pas tant que ça.

Désormais, je publie tout avec ce format (essayez de remplacer dans la barre d'adresse le ".html" par ".gmi" pour voir ;)). J'ai conservé pour l'instant un accès http et utilise un convertisseur gemtext->html dont je parlerai dans un autre billet.

Ça semble chouette, par où commencer?

Sur la page des clients (je vous conseille lagrange, très bien pensé), vous avez la possiblité d'utiliser votre navigateur habituel via un proxy pour explorer le "gemspace"

https://gemini.circumlunar.space/clients.html

Pour le reste, je vous laisse lire la FAQ (section 3), tout y est:

https://gemini.circumlunar.space/docs/faq.html

Techniquement, qu'est-ce qui change?

J'ai modifié le Makefile qui permet de générer ce site.

J'ai converti les fichiers markdown en gemtext.

J'utilise un convertisseur de gemtext vers html codé pour l'occasion (à suivre...)

Merci à solene pour le server gemini vger.

J'ai déplacé le flux ATOM.

https://tildegit.org/solene/vger
https://si3t.ch/log/atom.xml
gemini://si3t.ch/log/atom.xml

Une réaction?

📧 Envoyez votre commentaire par mail.
📫 Abonnez-vous pour recevoir les réponses
📚 Consultez les archives.
💨 Vous désinscrire